Le 18 novembre, Geely et Renault ont officiellement lancé leur coentreprise au Brésil. Cet investissement de 5,1 milliards de yuans non seulement redynamise le parc industriel portant le nom d'une légende de la course automobile, mais offre également un exemple parfait de la manière dont les constructeurs automobiles chinois peuvent réussir leur mondialisation.

Ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas d'une alliance internationale classique, mais plutôt d'une "guerre éclair d'actifs légers" méticuleusement conçue par Geely.
Selon l'accord, Geely ne détient qu'une participation minoritaire de 26,4 %, mais bénéficie de l'expérience de 27 ans de Renault au Brésil—une usine géante de 250 hectares, 5 000 ouvriers qualifiés et un réseau de distribution couvrant les principales villes brésiliennes. Cette stratégie de "danser sur la scène des autres" rappelle un joueur de football qui s'empare d'une position favorable sans effort.
Les ouvriers de l'usine Renault au Brésil doivent être extrêmement occupés ces derniers temps. Ce parc industriel, qui n'a produit que 188 000 véhicules à essence en 2024, s'apprête à lancer son "plan de transformation énergétique" après avoir reçu la technologie de Geely. Le premier modèle basé sur l'architecture GEA n'est pas un simple remplissage, mais un couteau suisse développé par Geely lui-même—capable de fonctionner en tout électrique, hybride et même avec du méthanol vert.
Imaginez des Brésiliens conduisant des voitures électriques au méthanol sur les routes près de la forêt amazonienne—la scène est incroyablement écologique.
En parlant de technologie, Geely a sorti cette fois ses ressources les plus précieuses.
Le système électronique et électrique 3.0 de l'architecture GEA permet aux voitures de se mettre à jour continuellement comme des smartphones, intégrant des technologies de pointe telles que la conduite intelligente IA et l'interaction multimodale.
Pas étonnant que les initiés disent que Geely a essentiellement apporté un "superordinateur à quatre roues" directement au Brésil. Plus impressionnant encore est le système de sécurité des batteries Shield, qui a subi plus de 100 tests extrêmes, garantissant une sécurité optimale même en "roulant" sur les routes boueuses de la saison des pluies brésilienne.
En fait, le marché avait déjà voté en faveur de ce partenariat.
Le Geely EX5, lancé au Brésil il y a seulement deux mois, a déjà dominé les ventes dans son segment, devenant une véritable "nouvelle sensation internet". Le réseau de concessionnaires de Renault a joué un rôle crucial dans ce succès ; après tout, vendre des voitures au Brésil sans canal local, c'est comme jouer au football sans chaussures—ça ne marche tout simplement pas. Maintenant, l'EX2 (Star Wish) est entré dans la mêlée, et les deux modèles, travaillant en tandem, ont porté la part de marché des marques chinoises dans le marché des véhicules tout électriques brésiliens à 4 %, une dynamique vraiment impressionnante.
Curieusement, cette collaboration a coïncidé avec l'essor environnemental du Brésil.
Juste un jour avant le lancement de la collaboration, le vice-président Alquemmin a appelé à une accélération mondiale de la transition énergétique lors de la conférence climatique COP30. Le projet d'énergie nouvelle Geely Renault est arrivé comme un cadeau du ciel, s'alignant parfaitement sur l'objectif environnemental du gouvernement brésilien d'"éliminer l'exploitation forestière illégale d'ici 2030". Ce double coup de pouce de "correction politique + demande du marché" a donné au projet un halo dès le départ.
Si vous pensez que les ambitions de Geely se limitent au Brésil, vous le sous-estimez. Il s'agit en fait d'une pièce maîtresse du "réseau collaboratif mondial" de Geely.
Dès 2024, Geely a créé la société HaoSi Powertrain avec Renault. Aujourd'hui, Saudi Aramco a investi 5,671 milliards de RMB, portant la capacité de production annuelle de cette "usine cœur de groupe motopropulseur" à 5 millions d'unités. Des coentreprises avec la Corée à la stratégie de véhicules à énergie nouvelle au Brésil, et maintenant à une alliance mondiale de groupes motopropulseurs, Geely joue une partie d'échecs géante—remplaçant les simples exportations de produits par des transferts de technologie, et passant des efforts individuels à la coopération stratégique.
La concurrence sur le marché brésilien a atteint un paroxysme. Au premier semestre 2024, le taux de pénétration des véhicules à énergie nouvelle n'était que de 3,3 %, mais le taux de croissance était un impressionnant 107 %. C'est comme un bambin apprenant à marcher ; bien que ses pas soient petits maintenant, son potentiel futur est illimité. Les marques chinoises ont déjà capté 97 % des parts de marché des véhicules tout électriques, créant une bataille à trois : BYD tient fermement la première place, Great Wall est un challenger redoutable, et Geely est un stratège adepte des tactiques non conventionnelles.
La direction de la coentreprise travaille sans aucun doute en heures supplémentaires pour élaborer un "Plan d'action 2026". Selon le calendrier, deux nouveaux modèles entreront en production de masse au second semestre de l'année prochaine, ce qui leur laisse moins d'un an. Cependant, avec le soutien de HaoSi Powertrain et la flexibilité de l'architecture GEA, ils pourraient bien surprendre les consommateurs brésiliens en avance. Les modèles Renault sur la nouvelle plateforme en 2027 sont encore plus attendus, représentant l'aboutissement d'une intégration technologique profonde entre les deux entreprises.
Ce qui est le plus admirable dans cette collaboration, c'est la "sagesse mondiale" démontrée par Geely. Au lieu d'investir aveuglément dans la construction d'usines comme certaines entreprises, elle a choisi de "joindre ses forces" à Renault, réduisant les risques et accélérant l'entrée sur le marché. Cette stratégie de "ne pas détenir une participation majoritaire mais contrôler le noyau" est comme utiliser une clé pour ouvrir la porte du marché sud-américain, au lieu de se battre contre un mur.
Pour les consommateurs brésiliens, c'est une excellente nouvelle.
Auparavant, les choix pour acheter un véhicule à énergie nouvelle fiable étaient limités. Maintenant, avec l'arrivée de Geely et Renault sur le marché, non seulement il y a plus d'options, mais les prix pourraient même baisser. Après tout, les constructeurs automobiles chinois excellent à "utiliser la supériorité technologique pour surpasser les consommateurs et les prix compétitifs pour les séduire".
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